Invités particuliers
‘’+ guest’’ ; c’est souvent ce que l’on voit écrit sur les
programmations de concerts à la suite des têtes d’affiches. Avec humour, Jean
Louis Paul (chant), Tibo (guitare), Jules (batterie) et Etienne (basse) en ont
fait le nom de leur groupe. Ces Strasbourgeois ont récemment sorti Prime Time, un album riche en influences.
‘’Scarlett’’
propose un son pop-rock américain restant plutôt calme. Le chant est typique
des groupes pop punk chantant de la musique mélancolique. J’avoue que ce genre
de voix a un peu de mal à capter mon attention. D’autant que la majorité des
groupes du genre et les chanteurs émo-pop font des vocalises de cette façon.
Cela donne au morceau une impression de déjà entendu. On part ensuite dans un
univers plus original avec ‘’Confederacy Of Dunces’’ sur lequel on retrouve des
résonnances indies grâce à la guitare.
Le début de
‘’Find My Place’’ est calme. Mais bien rythmé. C’est un morceau un peu planant.
Il prend de l’ampleur grâce aux chœurs reprenant le titre de la chanson. Le
riff rock de la guitare est pertinent et entrainant. On continue dans
l’efficacité avec ‘’City (of the living robots)’’. Un titre garage rock avec
une batterie n’hésitant pas à se faire entendre.
‘’Prime time‘’
est un titre pop-punk avec un riff de guitare ensoleillé. Sans être trop
agressive, ‘’My Favorite Colour in a Rainbow’’ prend un virage plutôt
punk-rock. Sauf lors des solos de guitare qui, eux, rappellent l’excellent
groupe anglais Milburn. S’ensuit ‘’I May Pretend’’ et son début garage rock
cadencé. Le chant est différent de celui des précédentes pistes. Il semble plus
vivant. Plus proche. Moins dans les nuages. Il arrive à nous entrainer avec
lui. Le refrain punk-rock est plein de vie.
Retour dans
une ambiance pop-punk sur ‘’Quality Place To Stay In Vevey’’. Avant de partir
sur un ton pop-rock garage avec ‘’Superfox’’ et ‘’Why Don’t You Get It’’. La
guitare de ‘’Letters Of Why’’ s’en donne à cœur de joie
pour clôturer cet opus.
Cet album
mélange rock Anglais façon The Hives et pop-punk californien. Il laisse
mitigé. L’instru parvient à décoller. A
être agressive. Les riffs sont ravageurs et rageux. Malheureusement, cette pêche
est trop souvent éclipsée par le chant. Il est trop mélancolique. Ou sans
ampleur la plupart du temps. Cette façon de chanter n’a plus rien d’originale
tant elle a déjà été expérimentée. Cette voix ressemble à tellement d’autres.
Elle ne fait pas partie de la marque de fabrique du groupe. Ce n’est pas un
élément qui permettrait de les reconnaitre à la première écoute.
Sans
être mauvaise, ce n’est pas une formation se démarquant des autres en studio.
Il lui manque une touche personnelle originale. C’est sur scène que la vraie
qualité du groupe ressort. Avec une pêche d’enfer, Plus Guest sont des artistes
énervés taillés pour la scène. Leurs morceaux aussi. Ils prennent une autre
ampleur. Une autre dimension. Un groupe à voir.